
En Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine
La pauvreté en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine présente des caractéristiques uniques et mérite une attention particulière pour mieux la comprendre.
Plusieurs secteurs d’emploi y sont saisonniers (pêche, foresterie, tourisme) et cela engendre une certaine précarité économique. De plus, l’éloignement des grands centres amène une augmentation du coût de la vie : la longue distance à parcourir augmente considérablement le coût de la nourriture et oblige les personnes résidentes à se déplacer hors région pour avoir accès à certains biens et services.
Sans oublier que la vastitude du territoire permet difficilement de se passer d’une voiture…
Population vieillissante
et taux de chômage plus élevé
Une autre réalité de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine est que la population vieillissante y occupe une proportion encore plus grande qu’ailleurs au Québec, ce qui signifie que plus de citoyen.ne.s vivent de revenus de retraite, qui sont généralement plus bas que ceux d’emploi.
Un chômage élevé tire aussi les revenus vers le bas puisque les prestations d’assurance-emploi s’établissent à 55 % du revenu d’emploi.
Tous ces facteurs s’additionnent et créent des situations où le budget des communautés est plus bas, alors que le coût de la vie est plus élevé. Il est donc plus difficile pour les ménages de ces localités d’atteindre le revenu viable.
(Données IRIS, Le revenu viable hors des grands centres, 2022)

Entre 37 126$ et 40 134$ selon la municipalité
Plus de 50% des personnes seules
n’atteignent pas ce revenu viable dans toutes les localités.
34 500$
net
